Je m’appelle Stéphanie, j’ai 27 ans et je suis maman d’un petit prince qui a tout juste 6 mois. Je tenais à vous raconter mon histoire car j’aurais aimé la lire durant ma grossesse et même après. Alors si mon histoire peut vous aider, vous rassurer et vous encourager à persévérer, c’est le moins que je puisse faire. Car oui, les femmes qui n’ont pas le coup de foudre pour leur bébé font elles aussi parties de la société, du reste du monde. Et on en parle pas assez. J’ai été dans ce cas, il fut un temps, je n’ai pas aimé mon bébé tout de suite.
Je ne l’ai pas aimé pendant la grossesse …
Quand j’ai appris que j’étais enceinte, mes sentiments étaient partagés. J’étais à la fois heureuse, triste, excitée, avec beaucoup d’appréhension. Je fais partie de celles qui n’ont pas eu le coup de foudre dès la conception du bébé, ni même pendant la grossesse, ou dès la naissance.
A l’annonce de ma grossesse, je savais que je devais me protéger et protéger mon bébé, sans pour autant cultiver cet amour. J’étais assidue aux visites médicales, je faisais du sport, je m’alimentais bien, j’évitais d’être stressée. Je faisais je pense tout ce qu’il fallait, comme il le fallait. Ce qui est sûr c’est que je voulais protéger mon enfant, mais je ne sais pas si c’était de l’amour, je n’en ai pas eu l’impression.
Je ne l’ai pas aimé à sa naissance …
Lorsqu’on est petit prince est venu au monde, une fois de plus mes sentiments étaient partagés. Mon accouchement s’est déroulée avec beaucoup de douleurs. Non pas pendant la délivrance mais après. A cause des points de suture. Ma meilleure amie était à mes côtés et en quelque sorte c’est elle qui s’est occupée du bébé. Quand on a mis le bébé dans mes bras j’étais soulagée qu’il soit enfin sorti. Mais j’étais très triste car tout le monde me disait qu’une fois là, je l’aimerais plus que tout au monde, que je le trouverais plus beau que tout.
Quand je suis sortie de la salle d’accouchement et qu’on m’a installé avec le bébé, il pleurait à longueur de nuit. J’avais choisi d’allaiter mais au début je n’avais pas lait et je ne réussissais pas à le nourrir. J’ai honte de le dire mais les trois premiers jours je n’ai pas pu m’occuper de mon fils. Je ne voulais pas me lever, ni l’allaiter, m’en occuper. Chaque fois que je faisais des efforts je repensais à mes douleurs. Je ne dirai pas que je le haïssais mais je reconnais que je lui en voulais un peu.
Merci d’avoir été là …
J’ai trouvé la force d’en parler à ma meilleure amie, je lui ai dit expliqué pourquoi je pleurais. Je lui ai dit que je pleurais parce que je ne savais pas si j’allais l’aimer, parce que tout le monde m’a dit qu’une fois mon enfant dans mes bras, j’allais être la plus heureuse. Mais je ne ressentais rien de tout ça. Du moins je n’avais pas l’impression de ressentir quoi que ce soit.
J’ai une fois de plus honte de le dire mais la première chose que j’ai dite quand j’ai eu mon bébé dans les bras, c’était que sa tête était trop grosse. Je demandais pourquoi il était bleu, et beaucoup d’autres pourquoi. C’est la sage-femme qui m’a poussé à le prendre dans les bras, à le mettre poser sur mon cœur pour qu’ils puissent ressentir les battements et que ça l’apaise. Elle me disait combien j’aurais dû le trouver beau, combien j’aurais dû l’aimer. Et moi je pleurais. Tout le monde pensait que c’était des larmes de joie mais je pleurais parce que je n’arrivais pas à ressentir ce dont tout le monde me parlait, la belle rencontre lors de la naissance, le fait de l’aimer sur le coup.
3 jours, 2 semaines, je vais l’aimer !
Durant ces 3 jours j’avais des personnes autour de moi qui ont pris soin de mon fils, je n’y arrivais pas. Je culpabilisais beaucoup de ne pas avoir cette étincelle dont tout le monde parlait. Une fois chez moi, pendant environ 2 semaines la situation était pareille. Je m’emportais facilement quand je l’entendais pleurer, quand il criait je criais également. Je pouvais le laisser pleurer longtemps parce que je n’arrivais pas à gérer.
Aujourd’hui encore j’ai ce sentiment d’avoir été une mauvaise mère. Je culpabilise de ne pas avoir été à la hauteur, de ne pas l’avoir aimé dès le début. Au fur et à mesure que le temps passait, j’ai appris à l’aimer. Le déclic s’est fait quand j’ai dû le laisser pour la 1 ère fois. Je ne pensais pas que ça allait me faire quelque chose. Ce jour-là je pensais tout le temps à lui, je me demandais ce qu’il faisait, s’il allait bien, si on s’occupait bien de lui.
Et c’est là que je me suis rendu compte que j’aimais cet enfant. Quand je suis rentrée à la maison, je l’ai pris dans mes bras et je me suis enfermée avec lui dans ma chambre.
De mère à fils, je lui ai parlé
Pendant ma balade aujourd’hui, tu m’as manqué. Je ne sais pas pourquoi mais à partir d’aujourd’hui je te promets de faire les choses bien. je n’y connais rien parce que je n’ai pas vraiment autour de moi des personnes pour me montrer comment faire. Je serais seule avec toi , nous allons tous les deux apprendre, on va s’aider mutuellement. Quand je ne ferais pas les choses bien, tu me le feras comprendre. Quand tu feras ce qui n’est pas bien, je te ferais moi aussi comprendre ton erreur.
De l’amour pour mon bébé
C’est donc à partir de 1 mois1/2 – 2 mois, que j’ai commencé à ressentir ce dont tout le monde parlait. J’ai multiplié les fois où je le laissais avec quelqu’un je voulais vraiment cultiver ce manque. Ça ne m’a pas vraiment aidé je l’avoue. Ce qui m’a aidé c’est de prendre peu à peu plaisir à m’occuper de lui. Plus le temps passait, plus je prenais plaisir à m’occuper de lui, à le mettre près de moi, à lui parler, à partager mon quotidien avec lui.
Ce qui est douloureux , c’est d’avouer que j’ai AIMÉ mon fils à partir de ses 4 mois. Au point où je ne voulais plus le laisser dans son berceau. Aujourd’hui il a tout juste 6 mois et je peux vous dire que je tombe d’amour pour mon prince.
Alors les filles, les mamans, les warriors, ne culpabilisez pas si vous passez par là. L’amour et la maternité se manifestent et s’expriment pour chacun différemment. Je vous invite à lire le prochain article qui traitera exclusivement de ce sujet. N’hésitez surtout pas à me faire vos retours, à me dire comment vous avez vécu la rencontre avec votre loulou(te). Que ça ait été le coup de foudre ou pas, je me ferais un plaisir d’échanger avec vous. De savoir comment vous avez vécu les choses. Alors à très vite ! 🙂
Merci pour ton témoignage très touchant et bravo d’avoir mis des mots sur ce que tu as ressenti !
Pour ma part je n’ai pas non plus été envahie d’une vague d’amour quand on a posé mon fils sur moi, je suis comme toi resté stoïque en me demandant pourquoi il est bleu… le post partum n’a pas facilité les choses car j’avais mal partout entre les déchirures, le bassin qui se déboîte, les contractions et les difficultés de l’allaitement … aujourd’hui ça fait 1 mois et les choses commencent à aller mieux et je commence à ressentir beaucoup d’amour pour mon bébé ❤️.
Si ça peut rassurer toutes les jeunes mamans, dans un épisode de la maison des maternelles, un psychologue explique que l’amour maternel n’est ps inné, c’est quelque chose qui se construit par la répétions des soins maternels et du temps passe avec l’enfant, tout comme avec le père. Forcément chez certaines personnes ça va être immédiat mai ce n’est pas anormal si ça ne l’est pas !
Encore merci pour ton témoignage qui, je l’espère ´, aidera d’autres moms et cœur sur toi ❤️
Je transmets tes mots à Stéphanie, je t’embrasse
J’ai envie que d’une chose c’est qu’elle dorme pour que je sois tranquille et dès quelle bouge j’ai peur qu’elle se réveille… Avec son papa on s’en occupe mais juste car on est obligé de le faire, on n’apprécie pas du tout mais alors pas du tout cette période et on espère que l’amour va arriver …
J’ai hâte qu’il aille à la crèche (dans un mois) et que je reprenne le travail ! J’espère que ça va déclencher quelque chose en moi, un déclic, un manque… Car j’ai peur de passer ma vie avec un enfant que « je n’aime pas » et que je regrette d’avoir consu.
L’amour d’une jeune maman pour son jeune prince continue ens votre route le chemin est difficile même des pers plus âgée que toi apprendre à être maman surtout sans sa maman modèle de vie n’ est pas toujours facile avoué ne pas avoir ressenti de l’amour pour son fils est très courageux de ta part surtout que sur votre chemin de vie tu as trouvé cette AMOUR pour ton garçon
Le petit conseil que je te donne est de bien prendre soins de ton trésor
Protège le comme une lionne
Surtout ma petite fille confie toi à l’éternel chaque fois que tu as un doute car avec lui tu trouveras toujours des réponses à toutes tes angoisses
Clarisse Djongo
Ça devait être super dur pour toi à cette époque pour que tu n’éprouves rien pour ton bébé. Suis ravie qu’aujourd’hui il fait ton bonheur. J’ai pas encore de bébé mais des neveux et j’en suis accro. J’espère l’être aussi quand viendra mon tour de donner vie.
Beaucoup de courage et surtout beaucoup d’amour pour la suite avec ton loulou.